Partir à l’étranger implique plusieurs étapes à suivre. Le faire pour une période indéterminée et de longue durée et avec deux petits chiens de compagnies s’avère encore plus stressant que je ne l’aurais imaginé. Mais par-dessus tout, la vie étant remplie de haut et de bas, nous avons vécu un départ assez mouvementé.

Sacs voyage avion chiens compagnie aérienne DeltaAprès de nombreuses lectures sur le web, plusieurs courriels et appelles aux différentes ambassades qui offrent un soutien assez moyen, nous obtenions nos visas et nous savions ce que nous devions avoir pour importer nos chiens en Thaïlande. Bien que plusieurs sites se contredisent et que nous n’ayons pas l’information véridique de ce que cela nous prenait en provenance du Canada, nous avons passé les 3 semaines avant notre départ à essayer de communiquer avec le département d’importation (Livestock Departement of Bangkok) pour nous rendre compte que nous n’avions n’y le bon courriel, ni la bonne procédure à suivre. Bref, un gros stress de ne pas pouvoir entrer nos chiens dans le pays ou de les voir subir une quarantaine de plusieurs semaines. Je vous raconte plus loin notre arrivée aux douanes thaïes.

À quelques heures de partir

Il ne restait que quelques heures avant le départ. Légèrement stressé, je voulais prendre le temps de faire le point, m’assurer que tout entre dans nos bagages, que nous n’oublions rien. Je voulais prendre le temps de faire un peu de ménage chez mes parents, qui nous ont gentiment prêté leur maison durant le mois précédant notre départ. Je me suis dit que j’allais essayer de faire une sieste puisque nous devions quitter à 1h30 du matin vers l’aéroport de Montréal pour y être 3 h avant notre vol de 5h30 AM. On avait l’impression que le décalage serait moins intense et difficile si nous commencions maintenant par une nuit blanche pour inverser déjà notre système. Ne réussissent donc pas à dormir, j’me dis : « Le moment est parfait pour laver les draps du lit ». Ramassant le tout en un seul coup, je ne lésine pas sur le savon à linge et y fait une brassé grand format. Eh bien!!! 1 h avant le départ, je viens de laver mon iPod Touch dans la machine! Désespoir! Je prends donc rapidement un Ziploc rempli de riz en ne sachant pas si je pouvais passer du riz aux douanes? (Mes recherches sur l’importation de riz reste à ce jour infructueuses, mais je vous confirme qu’à part un douanier qui trouve ça bien drôle… aucun problème à l’horizon.)

Le départ

Sur la route vers Montréal on souhaite le plus possible ne pas se tromper de chemin. Celui de l’aéroport étant comme beaucoup de rue à Montréal, c’est à dire en construction, les détours et les routes barrées augmentent une fois de plus notre niveau de stress. On sort donc le cellulaire d’Alex pour y mettre le GPS. Je le tiens dans mes mains et notre lift (mon frère) nous mène à bon port. Dans l’énervement et dans le ramassage de bagages qui se trouve dans la voiture en beaucoup trop grande quantité, j’abandonne le cellulaire d’Alex sur le banc passager et sors pour dire mes adieux à mon frère que je ne reverrai plus pour un bon moment. C’est avec la larme à l’oeil pour les deux parties que nous nous laisserons pour au moins 3 longues années. Le regardant quitter, j’ai le coeur gros, mais je suis rempli de fébrilité pour la suite de notre aventure. C’est donc avec un chariot rempli à craquer de bagages que nous pénétrons dans l’aéroport.

Et c’est là qu’ Alex me dit : – « Il est ou mon cellulaire? »

– Moi : « Ben, j’te l’ai donnée tantôt? »

– Alex : « Eeeeeeh non! »

– Moi : « Ah ben tab)*&%&*% »

Maintenant! Action réaction! Mon iPod dans le riz et son cellulaire dans l’auto, les chances de rejoindre mon frère sur le chemin du retour sont plutôt faibles. Il nous fallait trouver un téléphone public. Pour un téléphone public… il faut de la monnaie! Fouille pour de la monnaie, trouve un 2 $, le téléphone ne prend pas les 2 $. Trouve une gentille dame qui fait de la monnaie de notre monnaie. Cours jusqu’au téléphone public, pour me rendre compte que je n’ai pas utilisé cette chose depuis 1998. Ne rien comprendre du foutu fonctionnement pour me rendre compte aussi que je ne connais pas pantoute le numéro de mon frère pis que les téléphones coûtent 1,85$ pour un appel interurbain! Vouloir pleurer ma vie.

Courir jusqu’à nos bagages qui comprennent d’ailleurs nos chiens qui sont sur le gros nerf. (moins que moi, mais bon) Saisir mon laptop et essayer de me connecter sur le Wi-fi. Être ben trop paniqué et ne pas réussir. Donner mon laptop à mon chum, qui réussit à se connecter. Appeler mon frère sur Messenger. Prier le petit Jésus pour qu’il me réponde! Et boom, on est en contact, il fait demi-tour et vient nous reporter le téléphone dans la demi-heure suivante. Je suis en mode crise de coeur, j’ai du mal à parler… j’me dis que ça devrait mieux aller pour la balance du voyage! Bonne chan!

Embarquement en direction Atlanta

Tout se passe bien pour notre premier vol. Un 3h30 qui passe plutôt rapidement pour les chiens qui dorment malgré l’agitation. En arrivant à Atlanta, nous trouvons des salles de bains familiales qui nous permettent de sortir nos toutous pour leurs besoins (qu’ils ne veulent rien faire). Boire un peu d’eau peut-être? Non! Rien… trop de stress!

Nous préparons donc notre vol vers Séoul. Nous avons déjà nos cartes d’embarquement et Alex, en bon nomade digital, doit faire sa journée de travail à l’aéroport. Pour nous c’est une nuit blanche! Il est environ 11h du matin lors de notre départ pour le plus long vol de tous! C’est un 15h30 d’avion qui nous attend, mais qui se transformera en un peu plus. Durant cette très longue période, nos chiens ne peuvent pas sortir de leurs petits sacs de transports. Ils dorment, ne veulent pas boire ni manger (sauf Andy qui accepte quelques bouts de pomme). Je trouve le temps long pour eux, mais aussi pour nous qui avons bien de la difficulté à dormir (surtout Alex et son grand corps de 6 pi 4).

Pour en ajouter sur le tas, comme on dit, j’avais préalablement sélectionné un menu végétarien pour m’assurer de bien manger durant le vol. Pour la compagnie Delta, végétarien rime avec sans gras, sans sel, hypocalorique et de surcroît sans goût. Une erreur du pitcher, que je ne referai certainement plus. Donc en plus de mal dormir et de mal manger, la première nuit blanche commence à se faire sentir. La gestion de nos propres corps devient une épreuve.

Direction Séoul

À l’arrivée en Corée du Sud, nous devons faire la ligne pour la douane. Nous ne savons pas quoi faire puisque nous n’avons pas de carte d’embarquement (que les autres semblent avoir) pour le prochain vol. Nous ne savons pas si les chiens peuvent passer la douane et nous avons l’air de deux hystériques à chercher de l’information que personne ne semble pouvoir nous donner.

Finalement, sans aucun problème, nous passons la douane coréenne (stressé pour rien) et arrivons à notre porte d’embarquement qui ouvrira dans les prochaines minutes. Alex demande à la dame qui s’y trouve si notre ancien bording pass fait l’affaire pour ce vol, puisque vraisemblablement, nous n’avons que celui-ci. Et bien pas du tout!!! Il nous fallait nous rendre avec notre beaucoup trop de bagages dans un autre département afin d’avoir notre carte d’embarquement, mais aussi l’autorisation de décoller avec nos chiens. 30 minutes plus tard, avec étampe, validation de visa et tout le tralala, nous nous dirigeons vers notre embarquement final. Et toujours à quelques minutes d’entrée dans l’avion, Alex essai toujours de contacter le département de quarantaine de l’aéroport de Phuket en Thaïlande afin d’avoir un permis d’importation pour nos chiens, que nous ne réussissons pas à avoir.

7 heures de vol plus tard

Nous arrivons enfin en Thaïlande. Nous récupérons nos bagages et ferons la très très longue fil afin de passer la douane de la Thaïlande. Cela fait presque 2 jours que nous dormons à peine et que notre foutu permis d’importation de nos chiens nous pourrit la vie. En arrivant finalement à la douane, le jeune homme qui s’y trouve est stupéfait de voir nos chiens. Il me demande rapidement de lui montrer nos papiers. Ce que je sors en expliquant qu’il me manque le Import Permit du département de quarantaine, mais que nous avons tout fait pour l’avoir. Le douanier de me répondre : Le gars n’est pas très souvent là. Il est supposer être ici 24 h sur 24, mais il n’est pas là. Alors, revenez demain, et n’arrivez pas trop tôt, il est souvent en retard. STUPÉFACTION! Même pas de problème, pas de dodos à l’aéroport comme je le redoutais, pas de quarantaine pour mes chiens comme je le redoutais! Nous pouvions nous rendre à l’hôtel et revenir le lendemain. Si simple! Maudit stress inutile!

Laissez-moi vous dire que les deux journées suivant notre arrivée, nous avons dormi, mangé et compris comment fonctionne le département d’importation d’animaux vivants (je me prépare un dossier sur le sujet)! Bref, la température ici est chaude, l’air est humide, nous nous portons maintenant à merveille et redécouvrons cette Thaïlande de laquelle, 9 ans auparavant, nous sommes tombés amoureux!

À travers tout ce stress et celui qui allait venir dans notre recherche d’appartement/maison/villa/condo (je vous en parle dans un prochain texte) nous avons réalisé que nous étions, Alexandre et moi, deux êtres extrêmement stressés et surtout qui ne veulent pas déplaire aux gens. Nous essayons toujours d’être le bon et la bonne petite fille en ne dérangeant pas, en écoutant les consignes. Et surtout, nous avons réalisé que nous nous stressons généralement pour des trucs complètement inutiles. Comme si le fait d’être stressé nous apportait plus de contrôle sur la situation. Alors, pour le moment, on essaie de prendre ça relaxe… un peu à la manière thaïlandaise. On a du chemin à faire, croyez-moi, mais si je n’ai qu’une seule chose à retenir du peuple thaï, pour le moment, je dirais leur côté relaxe! En bon Nord américain, tout doit allez vite et être bien fait, dans les temps, comme si notre vie en dépendait! Pas ici! Alors, on relaxe et on apprend!

Peace out!

Participez à la discussion

commentaires

PARTAGER
Nous sommes deux entrepreneurs québécois qui avons vendu la plupart de nos possessions pour choisir une vie basée davantage sur les expériences que sur l’avoir. Une vie complètement différente de celle que nous avions planifiée au départ. Nous avons choisi le plan B... Le plan Bonheur!